Focus D’Août : SKYND
- Mathilde

- 3 août 2023
- 2 min de lecture
Après leur envol lors de la Tournée Wurst Vacation Tour aux côtés d’Ice Nine Kills (headliner), de Defying Decay et de Lansdowne (supports) SKYND nous propose leur dernier single « Edmund Kemper » accompagné d’un petit message pour les membres du « Skyndicate » : une tournée Européenne pour la fin d’année 2023.

Mais que se cache-t'il derrière ce trio mixant sonorités industrielles et électro ?
Tout d’abord, un petit travail d’étymologie (ne vous en faites pas, nous sommes là pour ça.) SKYND diminutif de « skinned » en anglais signifie écorcher ; arracher à vif, sans préliminaires.
Compteurs des temps modernes, SKYND relatent dans leurs textes des événements ayant marqué l’actualité en Amérique. Nous retrouvons dans leur premier EP, sorti en 2018, le cas Elisa Lam : une étudiante disparue retrouvée dans le réservoir à eau sur le toit d’un bâtiment, ou encore, le dérangeant cas Tyler Hadley figurant dans leur deuxième EP dévoilé l’année suivante : privé d’organiser une soirée ? Par vengeance, un jeune homme tue ses parents à coups de marteau avant de tenir une fête dans le domicile familial.
Un vrai air de reviens-y. SKYND nous intrigue, puis nous transporte dans leur univers musical atypique, un assemblage d’atmosphères indus, pop ou encore witch-house. SKYND se présente tel un « Frankenstein musical ». Et après plusieurs écoutes, nous sommes déjà conquis par ce groupe qui montre son talent dans plusieurs registres allant de sons plus pop comme Richard Ramirez jusqu’aux sonorités plus calmes telle que Gary Heidnik.
SKYND propose ainsi un travail cinématographique et visuel recherché. Ce dernier est très travaillé dans les moindres détails, présentant un réel univers artistique derrière chaque narration.
SKYND, sujet de controverse ? Notre avis :
Bien que SKYND se démarque avec sa musique, le groupe est sujet de controverse. Et pour cela, nous allons tenter d’expliquer au mieux leur univers et l’intention derrière leur travail.
Tout d’abord, et le point le plus important, il faut retenir que SKYND est une entité. Cette dernière relate des événements ayant marqué l’histoire sans jamais prendre partie pour les auteurs des crimes, mais en exposant les faits tels qu’ils sont, sans langue de bois. C’est ainsi que nous comprenons bien mieux le pourquoi du nom « SKYND ». C’est un choix tout à fait intéressant et qui nous pousse à la réflexion.
SKYND pose un vrai décor et s’engouffre dans les abîmes de la psychologie humaine grâce à leur entité qui est, de ce fait, non humaine. Et c’est un choix bien voulu que de déshumaniser ce personnage face à des cas aussi graves et parfois dérangeants. Ainsi, SKYND se présente tel un mirage, un fantôme, témoignant la noirceur de l’âme humaine sans jamais s’approprier les histoires de manière personnelle.
Alors, non, SKYND ne fait pas l’apologie de crimes. SKYND raconte et dénonce avec beaucoup de subtilité. C’est pour cela que nous aimons les qualifier de compteurs des temps modernes.
Un avenir des plus sombres
SKYND sera donc un groupe à suivre de très près, la « dark place » risquant de gagner rapidement du terrain sur les scènes et les plateformes de streaming.
Nous vous invitons à en juger par vous-même en fin d’année lors de leur tournée européenne comprenant 3 dates françaises :

Et, croyez-nous, cela vaut le coup de les voir en live 😉.
Nos coups de cœur :
Tyler Hadley
Richard Ramirez
Robert Hansen (uniquement visible en live, pour l’instant…)




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